Scarlatine

La scarlatine ou fièvre écarlate est une maladie infectieuse due à une bactérie : le streptocoque du groupe A. Elle est toxinique, c'est-à-dire que les streptocoques secrètent des toxines dites érythrogènes toujours nommées exotoxines pyrogènes : A, B, C, D.



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  • Les symptômes de la maladie sont assez brutaux puisque une fièvre pouvant... Deux jours après la naissance de la scarlatine, en outre, apparaît l'éruption cutanée rouge nommée.... On sait que la scarlatine est une maladie infantile.... (source : web-libre)
  • Scarlatine, maladie infectieuse responsable de fièvre, tachycardie, vomissement, angine, bouton rouge au thorax. Scarlatine est du au streptocoque. (source : pudendalsite)
  • La scarlatine est une maladie éruptive de l'enfance causée par une bactérie, ... du groupe A. La scarlatine débute presque toujours par une angine rouge, ... (source : santepratique)
Streptococcus pyogenes, grossi 900 fois.
Scarlatine
CIM-10 : A38

La scarlatine ou fièvre écarlate (ou 2e maladie) est une maladie infectieuse due à une bactérie : le streptocoque du groupe A. Elle est toxinique, c'est-à-dire que les streptocoques secrètent des toxines dites érythrogènes toujours nommées exotoxines pyrogènes : A, B, C, D. Ces toxines sont immunogènes. Elles sont responsables d'une vasodilatation, associée à un œdème dermique ainsi qu'à un infiltrat lymphocytaire. Les formes bénignes de scarlatine sont associées aux toxines B et C tandis que les rares formes plus virulentes sont associées à la toxine A. Son nom de scarlatine est dû à la coloration rouge-lilas caractéristique de la peau que confère cette affection, génèrée par des toxines érythrogènes secrétées par les streptocoques. Le nom de la seconde maladie provient du fait qu'à l'époque où on a voulu établir une liste des maladies provoquant un exanthème infantile, elle a été la seconde à être énumérée.

Histoire

exanthème du visage.
exanthème au niveau dorsal.
Langue épaisse et rouge framboise.

Épidémiologie

Devenue rare en France, la scarlatine touche en particulier les enfants de 5 à 10 ans, par petites épidémies scolaires pendant l'hiver. Elle est rare chez les enfants de moins de 2 ans à cause de la présence d'anticorps maternels dirigés contre les exotoxines pyrogènes et du manque de sensibilisation antérieure. A 10 ans, 80% des enfants ont développé des anticorps contre ces exotoxines, qui les protégeront tout au long de leur vie. Ainsi la scarlatine est envisageable chez l'adulte, mais cela reste particulièrement rare.

Contamination

L'infection survient en particulier en période froide et se fait à partir d'un enfant atteint d'angine ou de scarlatine due au streptocoque, par voie aérienne (postillons). L'éruption elle-même n'est pas contagieuse. L'incubation de la maladie est courte, de l'ordre de 2 à 5 jours. Les malades sont contaminants avant le début des symptômes, ce qui fait que des épidémies puissent se développer malgré l'isolement des malades.

Symptômes

On retrouve :

Les formes atténuées sont habituelles. La fièvre est moindre. L'éruption est plus rose que rouge, fréquemment située aux plis de flexion. Par contre l'aspect de la gorge et de la langue reste fréquemment caractéristique.

L'examen de la gorge retrouve une angine rouge associée à des ganglions sous l'angle de la mâchoire. Blanche au début, la langue devient progressivement rouge. La palpation du pouls retrouve une augmentation de la fréquence cardiaque. L'examen de l'exanthème retrouve une peau chaude, sèche et rugueuse. Les examens biologiques ne montrent pas d'éléments spécifiques en faveur de l'infection. Par exemple le prélèvement de gorge, qui n'est plus effectué avant l'antibiothérapie, peut retrouver le streptocoque mais sa présence n'est ni indispensable au diagnostic, ni suffisante (il existe des porteurs sains).

Le test de diagnostic rapide n'est pas recommandé dans la scarlatine, dont l'origine streptococcique est certaine.

Diagnostic

Le diagnostic est principalement clinique (contexte épidémique, aspect caractéristique et constant de l'énanthème). Les signes de la maladie sont suffisants pour évoquer la scarlatine, aucun examen biologique n'est utile (sauf en cas de forme atypique). Il ne faut pas confondre la scarlatine avec d'autres infections bactériennes de la peau, surtout celles liées aux staphylocoques ou encore avec des infections virales responsables de manifestations cutanées : rubéole, mononucléose infectieuse. Dans l'ensemble des cas, l'énanthème caractéristique oriente le médecin vers le diagnostic de scarlatine.

Évolution

Les signes généraux (douleurs, fièvre) disparaissent en une semaine, tandis que l'exanthème peut durer un mois. Il se termine avec une desquamation de la peau en grands lambeaux particulièrement significative. Les complications sont rares depuis la découverte des antibiotiques :

Histoire naturelle

Les scarlatine (angines à streptocoque β-hémolytique du groupe A) évoluent le plus fréquemment favorablement en 3-4 jours même en l'absence de traitement antibiotique. Cependant, elles peuvent donner lieu à des complications potentiellement graves (syndromes post-streptococciques : rhumatisme articulaire aigu (RAA), glomérulonéphrite aiguë (GNA) ), et complications septiques loco-régionales dont la prévention justifie la mise en œuvre d'une antibiothérapie.

Il faut cependant noter que : - le risque de RAA est aujourd'hui extrêmement faible dans les pays industrialisés (mais reste préoccupant dans les pays en voie de développement ainsi qu'à un moindre degré dans les territoires et départements d'Outre-Mer)  ; - la réduction du risque de RAA a débuté avant la naissance des antibiotiques dans l'ensemble des pays industrialisés ; elle est le reflet de modifications environnementales et sociales tout autant que thérapeutiques, et peut-être d'une évolution des souches ; - qu'il y ait ou non un traitement antibiotique, l'incidence des complications suppuratives loco-régionales a aussi diminué et reste basse dans les pays industrialisés (1%)  ; - les GNA post-streptococciques ont rarement un point de départ pharyngé (cutané le plus fréquemment). Le risque de survenue, faible, semble être peu différent après une scarlatine traitée ou non traitée. La preuve que les antibiotiques préviennent la survenue d'une GNA n'est pas faite.

Traitement

Il repose sur une antibiothérapie anti-streptococcique :

Le traitement historique de 10 jours n'est plus à privilégier, en raison d'une mauvaise observance :

Chez les sujets en contact avec le malade, il n'y a pas de traitement à prévoir.

Il n'existe pas de vaccin contre la scarlatine et on peut l'attraper plusieurs fois.

Liens externes

Notes et références

  1. Collectivités de jeunes enfants et maladies infectieuses



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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 20/03/2009.
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